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​© Les Transformateurs / 2017. Créé avec Wix.com

LES IDENTIQUES

Création et mise en scène Nicolas Ramond
Durée : 50 min 
Spectacle en déambulation
Tout public
RÉSUMÉ

Les "Identiques" font partis de la famille des androïdes, ils ressemblent à s'y méprendre à des êtres humains. Ils agissent normalement, mais d’une manière anormale, non organique. Rien n'est tout à fait normal dans leurs comportements trop parfaits.

Ils n’ont pas de nom propre, pas d’individualité, pas d’intériorité. Ils ne sont ni heureux ni malheureux, ils n'ont pas de point de vue, ils sont une fonction dans un système.

Les "Identiques" nous font entrevoir l’univers d’une société uniformisée ou tout le monde serait comme eux. Les six personnages du spectacle arpentent la ville dans une chorégraphie parfaitement synchrone. Ils découvrent le quartier, détournent les objets urbains de leurs fonctions, jouent avec les situations de notre vie quotidienne. Par leurs usages décalés de la ville et leur démarche chorégraphiée, ils interrogent nos propres comportements de citadins.

Art de rue - Attraction urbaine
Création les 21 juin à 17h45 et 22 juin à 15h45
Festival Les Invites de Villeurbanne
Note d'intention
Par Nicolas Ramond

J’ai souhaité recréer cette pièce car il y a des spectacles que l’on a envie de reprendre parce qu’ils sont toujours d’actualité. Le spectacle de rue Les Identiques fait suite à la pièce de théâtre Babel Ouest Est et Centre que Jean-Yves Picq a écrit pour répondre à une commande en 2000.

Babel Ouest Est et Centre, pièce de science-fiction, décrivait la chute d’un monde uniforme où les humains auraient perdu leur humanité. J’ai mis en scène cette pièce pour la boîte noire du théâtre en 2003 et j’ai souhaité immerger les personnages de la pièce dans l’espace public, ce qui a donné le spectacle de rue Les Identiques en 2004.

Plusieurs nouveaux axes de réflexions artistiques viennent nourrir ce projet.

Dans cette création, je m’intéresse à l’intelligence artificielle et aux limites du transhumanisme. Des machines humaines, trop humaines.

Comme dans beaucoup de mes spectacles, ce qui m’intéresse aussi, c’est le dysfonctionnement, ce qui arrive lorsque les choses ne fonctionnent pas comme prévues. Comment réagit un androïde qui se heurte à un obstacle non anticipé par sa ligne de codes ? Reste-t-il bloqué ? Reproduit-il le même mouvement en boucle ? Ou, comme il en est de plus en plus question dans le mouvement actuel, apprend-t-il de son erreur, ce que l’anglais désigne par le terme « Deep learning ». Et si oui, comment apprend-t-il ?

Avec ce spectacle, j'ai aussi le plaisir de recréer dans l'espace public.

La production artistique ne peut pas se cantonner aux salles de théâtres. L’espace public est un terrain d’expression et de jeu et c’est à tous les passants, à tous les habitants, que nous adressons ces invitations au voyage. Le dérèglement et le hors-cadre s’opèrent volontiers dans cet espace public, propice au déploiement des imaginaires, au partage du sensible, du rire, de la fête et de la réflexion.

Tout au long de mon parcours de metteur en scène, j’ai toujours accordé une place majeure aux interventions urbaines ; Festum (création 2016), Les Constructeurs (création 2010), Les Étranges (création 1996, recréation 2007).

Le spectacle Les Identiques nous alerte sur la perte de nos individualités, sur la reproduction des codes sociaux, de nos attitudes au sein du groupe. L’espace de la rue fournit de multiples situations permettant aux danseurs androïdes de nous singer.

J’ai voulu cette fois-ci accorder un rôle majeur à l’aspect chorégraphié du spectacle. Au départ de mon parcours artistique, j’ai fait de la danse, ce qui explique que dans mes spectacles, la présence physique est très importante, même si je ne suis pas chorégraphe.

Dans la première version du spectacle Les Identiques, j’ai demandé aux comédiens de beaucoup travailler sur la technique chorégraphique de l’unisson qui permet de donner une suite de mouvements d’une synchronicité presque irréelle, voire inhumaine.

Dans cette nouvelle version, j’aimerais aller plus loin dans le travail physique et chorégraphique. 

Comment bougent les androïdes ? À quels détails physiques voit-on ou ressent-on que quelque chose n’est pas «normal» dans les mouvements de ces personnes qui arpentent la ville ?

Dans ce spectacle, il y aura des parties très narratives, écrites, et des parties improvisées et dirigées de loin.

 

Pour approfondir ce travail chorégraphique, je me suis entouré de la chorégraphe Annette Labry. Je ne suis pas chorégraphe, mais je sais quand un mouvement va dans la direction du spectacle que j’ai en tête. Annette est danseuse et chorégraphe donc elle connaît le langage du corps. Comme moi, elle est très curieuse des autres disciplines artistiques. La saison dernière, je l’ai invitée sur deux de mes créations pour qu’elle découvre concrètement notre manière de travailler. Pour le projet Les Identiques, nous avons auditionné et choisi les six interprètes ensemble pour leur niveau technique et leur capacité à jouer.

Distribution et partenaires

Conception et mise en scène > Nicolas Ramond

Chorégraphie > Annette Labry

Costumes > Sigolène Petey

Maquillage > Françoise Chaumayrac

Jeu > Maëlle Desclaux, Emma Dufief, Jérémie Gardelli, Lazare Huet, Lisa Magnan, Anita Mauro

Coproductions et résidences 

 

> Aide à la création > Les Ateliers Frappaz, Centre National des Arts de la Rue et dans l’espace public, Villeurbanne

> Résidence du 15 au 19 octobre 2018, puis du 1er au 5 avril 2019

> Création les 21 et 22 juin 2019, Festival Les Invites de Villeurbanne

> Aide à la créationPronomade(s) en Haute-Garonne, Centre national des arts de la rue et de l’espace public

> Résidence du 12 au 18 juin 2019, présentation du travail en cours mardi 18 à 18h

Aides à la production 

DRAC Auvergne-Rhône-Alpes

Dates 2018-2019

> Les Invites de Villeurbanne, 21 juin à 17h45 et 22 juin à 15h45 - Premières

> Festival d'Aurillac, 23 et 24 août dès 15h, rue du monastère, pastille 87